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Parcours : Suivez les étapes de l'écriture jusqu'à l'édition d'un roman à compte d'auteur.

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Ce matin de canicule, alors qu'un rai de lumière filtrait mon réveil pénible, Thérèse n'était plus là. Pourtant, elle se lève toujours après moi. Elle prétexte ainsi qu'elle s'ennuiera moins de cette nouvelle journée que si elle la passe à dormir. Or la place était vide. La couverture du lit était mal retroussée, pas comme d'habitude. Je me suis dit qu'elle rechutait peut-être, ou bien qu'elle avait essayé un nouveau médicament. Celui-ci avait peut-être estompé sa dépression chronique et cela dynamiserait à nouveau le vieux couple que nous formons depuis tant d'années.

Comme chaque été, nous nous rendons au bord de la mer, dans notre petit pavillon. Et comme chaque été, nous y accueillons nos petits-enfants. L'esprit de corvée est réciproque, mais les parents partent en vacances sans eux, comme pour s'en débarrasser.
Mais cet été, ce sera différent. Oui, ce sera bien différent.
Ce matin là, la tyrannie sentimentale avait cessé.

 

 

 



Sur la route du désert, il n'y a jamais personne. Enfin presque. Il y a un homme à l'horizon, cet homme qu'il voit au loin de sa camionnette. Un étranger sans doute. Un clandestin peut-être. D'ordinaire, il a peur. L'homme peut aussi s'avérer dangereux, comme tous ces bandits de passage. Mais il arrêtera toutefois son camion pour laisser monter l'homme. De toute façon, il n'a guère le choix et solidaire, il y recueille celui-ci. Un blanc sans doute égaré des sentiers touristiques. Mais il pense surtout que l'homme n'est pas là par hasard. On ne se promène pas dans le désert aussi simplement, de surcroît presque sans bagage et peu protégé contre la chaleur. Et c'est dans la chaleur et la poussière que ce qui ne devait jamais se produire arriva. Le camion tombe en panne. Très vite, il s'apercevra que son sort dépend de l'homme blanc, que celui-ci peut tout arranger.

L'homme blanc a de l'argent. Beaucoup d'argent.


 

C'était un matin comme tant d'autres.

Finalement un matin banal à l'heure du café, des croissants et du journal. Le premier client était cet homme corpulent aux joues flasques, le corps distendu par la graisse. Il fit tinter le grelot de la porte plus fort que d'habitude et s'essouffla rien qu'à s'asseoir sur un tabouret. L'homme me toisa brièvement, me tendit sa main boudinée et se présenta.
- Roland Dubillard, comme l'auteur de théâtre, sauf que je ne suis que le misérable patron des cafetiers de cette ville.

L'homme se donna de l'importance. Il voulait que je mette une noisette dans son café. Il désigna une tasse, une proportion infime mimée du bout des doigts, qui eut pour effet de provoquer une suée et, par la même occasion, une soudaine envie de m'effondrer. Il me fallut bien réfléchir sur le fait que je ne pouvais accéder à sa demande simplement parce que je ne disposai dès lors de noisette, sauf dans la pâte à tartiner qui traînait derrière,  si bien que je me demandai comment j'allais faire.

Ce matin là, c'était finalement un matin banal. A quelque chose près.



Un matin banal, dans une ville froide et austère. Un homme s'est attaché aux rails d'une voie de chemin de fer.

L'homme veut en finir, il semble s'être ligoté de lui-même.

Mais un ancien cheminot nostalgique n'est pas loin. Il repère une masse sombre allongée sur la voie, alors qu'il se dirige vers le passage à niveaux de la grande rue. Le passage à niveaux

se baissera pour la première fois dans quelques minutes et il ne veut pas manquer cet évènement. Contre toute attente, il aide l'homme à se relever et redresser la tête alors même qu'il n'a jamais aidé quelqu'un. Il n'aime pas être redevable. Mais après une vie sentimentale peu mouvementée, il fait un trait sur sa solitude. Il se trouve rapidement des points communs avec l'homme.

Tous deux échangent quelques brides qui les rapprochent, et tous deux apprennent peu à peu qu'ils ont un terrible secret en commun. Un passé douloureux.

 

Un jeune cadre dynamique pris pour un chauffeur de taxi par un prince oriental clandestin, un homme d'affaires qui fuit sa vie et se retrouve coincé aux Etats-Unis pour une suspicion terroriste, et un mari qui attend à l'aéroport le retour de sa femme en mission aux Etats-Unis, tels sont les points communs de ces trois courtes histoires d'hommes.

Ce sont des bribes de quelques minutes à quelques heures d'une férocité absolue, sans foi ni loi ou presque car en Amérique ou ailleurs, tout est désormais permis.

 

Quart d'heures américain

Marche forcée


 

 

 



 



 


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