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Lorsque je parle de mon objectif professionnel, c'est la panique, ou plutôt le silence total. D'or et déjà, je réponds que c'est de survivre comme tout à chacun, comme nous savons le faire en beurrant des épinards verts comme des billets de banque que nous ne verrons jamais. Outre le fait de changer fréquemment de travail, parce que l'entreprise moderne ne me permet pas de m'y établir chèrement, il me semble appartenir ne serait-ce qu'un peut trop à celle-ci dès lors que j'y pose un pied (Bon, là on tombe dans le discours de futur patron qui n'apprend rien d'autre que d'être mégalomane, mais c'est un peu vrai dans les très petites entreprises), mais cela comprend aussi que je lui appartiens aussi et lui doit jouissances répétées jusqu'à saturation.
Bref, j'entame un nouveau décryptage du monde du travail à ma manière, après tant d'années passées à obeir au système, et surtout à essayer de comprendre le pourquoi du comment, le "Mais c'est comme ça" ou encore "Il faut" ou "On doit" qui est si prédominant pour l'activité en elle-même, et conditionne un avenir.
J'ai cassé tout ce que j'ai entrepris auparavant et je travaille actuellement pour une durée plus que déterminée dans une petite EURL de quartier, spécialisée dans le camping à l'année. Mais attention, pas le camping traditionnel ringard, ou l'on vient se mettre à l'ombre avec sa tente et son réchaud, le rouleau de papier toilette en bandoulière façon Frank Dubosc. Non, c'est ici un camping trois étoiles, avec douches à eau chaude, barrière à l'entrée et toutes ces commodités, y compris un point de restauration avec une déclinaison sensationnelle de la très fameuse pizza Margharita à toutes les sauces (Miam !).
L'été il s'y déroule aussi des animations encadrées par la patronne elle-même (Alors autant dire que j'ai hâte d'y assister!) et l'on y accueille en très grande majorité des anglais qui, sur le chemin des plages et des maisons à acheter en France, trouvent  les fleurs ornementales
belles par rapport au tarif avantageux dont ils bénéficient.
Trève de plaisanterie, il y a parfois des lieux de travail qu'il vaut mieux éviter, tant par son environnement que par l'ambiance générale. Bien sur, il vaut mieux en rire qu'en pleurer, comme d'habitude, surtout lorsque l'on connait la galère actuelle pour trouver un bon emploi et surtout le garder. Mais la galère n'excuse pas tout, les mauvaises places restent à prendre surtout lorsque le patron, ou la patronne dans mon cas, n'y connait rien en management mais se targue d'être diplômée en force de vente, marketing et autre futilités mercantiles.
Vendra-t-elle alors son salarié à durée très déterminée auprès d'un anglais, un allemand ou un hollandais ? Rien n'est moins sur et, pour vendre un peu mon sujet (Eh oui, chacun son tour !), la suite viendra dans un prochain épisode avec du pain sur la planche et du poil sur la langue.

par Rémy communauté : Au fil des mots ajouter un commentaire commentaires (0)   
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